Accueil
Irlande
Tourisme
Hébergement
Infos pratiques
Voyager vers l'Irlande
Meteo
Lacs
Rivières
Pêche
Pike & Coarse fishing
Trout & Salmon fishing
Séjours
Galeries photos
Liens

 

vers page précédente

Truite d'Irlande : 12 espèces toutes dérivées de la fario, dont la ferox que chaque pêcheur aimerait capturer au moins une fois dans sa vie.

Brown trout : Truite brune. C'est le nom commun attribué à la truite fario que l'on retrouve en rivière et en lac en Irlande. Généralement les robes des différentes souches sont très proches de celles présentées sur ces photos, cependant elles peuvent virer vers le sombre ou le clair en fonction des milieux où évolue le poisson. La durée de vie de ce poisson varie de 5 à 7 ans.

Les grands lacs calcaires d'Irlande comptent 12 espèces de truites brunes sauvages parmi les 13 recensées sur le continent européen.

 

 

Ferox

La truite ferox est probablement l'espèce la plus convoitée en Irlande en raison de sa grande taille qui lui permet de figurer dans la catégorie des poissons specimen (5 lbs en rivière, 10 lbs en lac). C'est un poisson puissant que l'on peut reconnaître assez facilement de par sa grande taille, mais surtout en raison de sa grosse tête assez disproportionnée par rapport au reste du corps. La ferox a toutes les caractéristiques d'un grand prédateur qui se nourrit en grande partie de poissonnets tout comme les grands carnassiers ; elle peut vivre environs 15 ans et atteindre un poids de 20 lbs. Cette espèce, dont le nom peut parfois faire sourire, serait vieille de 50 000 ans et présente dans les lacs irlandais depuis 10 000 ans en raison d'un changement climatique important qui a considérablement limité les accès à la mer.

Cette truite est présente dans de nombreux loughs irlandais, dont le Melvin vers le nord, Corrib, Mask, Conn à l'ouest, Ree et Derg au centre sur le Shannonn system, et également dans les lacs de Killarney dans le sud ouest. Généralement, les pêcheurs prennent cette grande truite en "trolling" (traîne) avec des poissons nageurs, des cuillères ondulantes, mais également avec du poisson mort présenté sur une monture de traîne, et aussi au "dead bait fishing" (pêche au poisson mort) posé sur le fond ou sur un montage au bouchon.

           

Une étude sur la ferox : Depuis 2005, sur le lough Corrib, les gestionnaires de la pêche mènent une étude sur la ferox afin de déterminer les zones de reproduction et établir un plan de protection à long terme de cette espèce. Au cours de la période 2005-2008, 80 truites ferox ont été capturées, taguées et réintroduites, afin de pouvoir effectuer un suivi de télémétrie radio qui permet de déterminer les endroits de ponte. Il en ressort que 82% de ces poissons se rendent sur la même zone de fraie. A la suite de ces observations, en 2008, des mesures de protection ont été mises en place pour la période de fraie. A partir de 2008, la même enquête a été lancée sur le lough Mask où 90 ferox ont été taguées (2008 à 2010), ce qui permet d'assurer un suivi électronique jusqu'en 2012 avec l'aide de l'armée de l'air qui améliore grandement la détection des poissons (la durée de vie d'une batterie est d'environ 3 années). A la fin de cette période, des mesures de protection des frayères seront également mises en place sur le lough Mask.

 

 

Sonaghan

Cette espèce est originaire du lough Melvin où elle vit en compagnie de la Gillaroo. Ce poisson est unique, avec des caractéristiques génétiques distinctives provenant de la dernière période de glaciation, il y a environ 13 000 ans. Son alimentation est basée principalement sur des insectes et larves qu'elle trouve pour 84% à mi-eau, 8% sur le fond, et le reste dans divers autres endroits. La robe de cette truite peut varier du brun clair vers l'argenté avec des grosses taches noires et parfois des petites taches rouges presque inaperçues dans la partie postérieure. Le poids moyen de la Sonaghan se situe autour de 1 lb, alors que 1,5 lbs constitue un poisson d'exception.

       

Sa durée de vie varie de 4 à 5 ans. Ce poisson très combatif qui a une forte tendance à sonder lors d'un combat,  se pêche dans des eaux assez profondes avec des mouches noyées, des leurres artificiels ou encore au poisson mort en dérive ou en traîne.

 

 

Gillaroo

Truite Gillaroo, la truite originaire du lough Melvin.

Bien que cette truite soit présente dans bon nombre de lacs irlandais, son origine vient du lough Melvin dans le comté de Leitrim, en bordure de la frontière nord irlandaise. Il est assez facile de reconnaître cette souche à la robe très jaune avec beaucoup de taches rouges orangées, surtout au dessus de la ligne latérale. La truite Gillaroo possède un gésier qui lui permet de digérer les divers mollusques, crevettes d'eau douce (gammares), larves de mouches, et poissonnets qu'elle trouve essentiellement sur le fond et qui constituent sa principale alimentation dans le lough Melvin.

               

Les mouches émergeantes ne représentent que 2% de sa prédation, et plus particulièrement vers la fin de l'été, période à laquelle elle viennent enfin sur les mouches émergeantes. Les pêcheurs recherchent ce poisson autour des îles au dessus des enrochements, avec des mouches noyées la plus grande partie de la saison de pêche, puis avec des mouches sèches vers la fin de l'été. Selon les dires, il est peu probable de prendre cette truite dans des grands fonds.

Quelques autres lacs réputés comptent de la Gillaroo : Neagh en Irlande du nord, Conn, Mask et Corrib dans l'ouest.

 

 

Croneen

La truite Croneen est originaire du lough Derg.

Cette truite est une espèce originaire du lough Derg depuis environ 13 000 ans, qui migre vers les rivières de cette région, mais également vers d'autres endroits du Shannon system. Elle peut atteindre un poids de 4 lbs. Ce poisson est un peu semblable à la truite de mer, de par sa robe argent avec des taches noires, et par son comportement qui consiste à s'alimenter surtout en période nocturne.

Selon certains moucheurs, la meilleure heure pour pour la pêcher se situe vers le crépuscule avec une petite mouche foncée généralement utilisée pour la truite de mer. Courant 2006, l'ex Shannon Régional Fisheries Board (aujourd'hui IFI) a décidé de lancer une enquête afin que la Croneen puisse être génétiquement examinée et comparée aux autres espèces, et au vu des premiers résultats, il apparaît que c'est une espèce bien distincte de ses cousines Gillaroo, Sonaghen et Ferox.

           

* Bien que cette souche soit typique du Derg, il est intéressant de noter qu'on peut également rencontrer une espèce assez ressemblante dans la rivière Owenriff à Oughterard en provenance du lough Corrib, mais aussi sur le lough Mask qui communique avec le Corrib par le canal de Cong, et dans le lough Nafooey qui lui est relié au Mask. La présence de ce poisson a également été évoqué dans le lough Melvin et dans les lacs de Killarney ; cependant des études sur l'ADN se poursuivent afin de déterminer s'il existe réellement un lien entre les poissons de ces lacs et ceux du Derg.

 

 

Dollaghan

Cette truite est présente dans le lough Neagh et ses rivières tributaires (en Irlande du Nord). Elle vit la majeure partie de l'année dans le lac, mais à l'automne au moment de la fraie,  elle remonte les rivières pour s'y reproduire, de la même façon que le saumon. Contrairement au saumon la Dollaghan continue à se nourrir quand elle entre dans la rivière, mais les migrations s'effectuent généralement en période nocturne ou dans l'obscurité. Bien qu'elle soit très semblable (en apparence) à la truite brune, elle est généralement dépourvue de toute tache rouge.

           

En fait, il existe plusieurs variantes de Dollaghan : quelques unes arborant de grandes taches noires, tandis que d'autres n'ont que des petits points et parfois une teinte argentée comme la truite de mer. Tout comme la truite de mer, ce poisson est plus facile à pêcher par temps couvert ou à la tombée de la nuit. Une nuit chaude et sombre avec une brise aval sont considérés comme étant des conditions très favorables pour la pêche de nuit. Cette espèce est très prisée des pêcheurs locaux, car elle peut atteindre de grandes tailles (plus importantes que la truite de mer, un peu comme la ferox). Certaines personnes pensent que la Dollaghan est une évolution de la truite de mer qui n'aurait pas réussi à retourner en mer.

 

 

Truite de mer

La truite de mer est considérée comme un poisson anadrome, c'est à dire un poisson migrateur qui passe le début de sa vie en eau douce avant de migrer vers la mer pour y vivre ensuite. Une fois adulte, elle remonte dans les rivières pour y pondre au moment de la reproduction et ainsi perpétuer l'espèce, avant de retourner vers la mer. Pour faire simple, la truite de mer est (à l'origine) une truite brune dont la morphologie va quelque peu se modifier lors de sa migration vers la mer où la nourriture bien plus abondante que dans les rivières, permet à ce poisson d'atteindre des tailles et poids importants pouvant aller parfois jusqu'à 10lbs.

           

Comme le saumon, la truite de mer doit retourner en eau douce pour se reproduire. Les deux poissons attendent les bonnes conditions (fortes pluies, inondations et crues) pour remonter sur les frayères. Dans bon nombre de rivières, les plus gros poissons sont les premiers à migrer vers les lieux de reproduction, ceci assez tôt dans l'année, alors que les petits poissons le feront plus tard. A noter que ce phénomène se vérifie également lors de la reproduction des diverses espèces de truites brunes.

Au Royaume-Uni et l'Irlande, la truite de mer a souvent des noms régionaux, comme "sewin" (Pays de Galles), "finnock" (Ecosse), "mort" (Nord Ouest de l'Angleterre) et "white trout" (Irlande).

 

vers page précédente

 

horizontal rule