Accueil
Irlande
Tourisme
Hébergement
Infos pratiques
Voyager vers l'Irlande
Meteo
Lacs
Rivières
Pêche
Pike & Coarse fishing
Trout & Salmon fishing
Séjours
Galeries photos
Liens

 

vers page précédente

 

L’irlandais :

Il est impossible de confondre un Irlandais avec tout autre habitant de cette planète. Voici pêle-mêle quelques signes distinctifs qui vous permettront à coup sûr de reconnaître un Irlandais.

En premier et au premier coup d’œil : les oreilles. Tous les Irlandais ont les mêmes bien rondes et décollées. Je n’ai pas encore localisé l’usine qui fabrique les moules… d’aucuns prétendent qu’elle se situe dans le Donegal. Le cheveu roux est assez répandu mais se trouve aussi avec bonheur dans d’autres pays anglo-saxons et ne permet pas de différencier un irlandais pure souche d’un écossais ou d’un gallois.

Si l’irlandais est en mouvement vous le reconnaîtrez également à la rapidité de son allure. La course à pied est à l’évidence née en Irlande tant l’insulaire est capable de couvrir des distances considérables en un temps record surtout si la ligne d’arrivée est un pub. Une fois l’irlandais type identifié, vous pouvez engager la conversation qu’il ne se refusera jamais à vous accorder. Sachez toutefois que l’Irlandais est prolixe et que même s’il n’a aucune idée de la localisation du B&B que vous cherchez, vous ne vous en tirerez pas à si bon compte et êtes engagé dans un échange d’un certain temps voire d’un temps certain.

Sur un chantier l’irlandais se reconnaît facilement à sa posture de travail très opposée au panneau signalant les travaux (les fameux "Men at work"  oranges) S’il est appuyé sur sa pelle il est irlandais, s’il l’utilise et qu’un bonnet cache ses cheveux et ses oreilles, pariez plutôt sur un polonais ou un lituanien.

 

Le pub :

Lieu incontournable de cohésion sociale, il est omniprésent et le nombre exact des pubs en Irlande n’a pu faire l’objet d’aucun recensement sérieux. Il se reconnaît aisément à sa devanture boisée et aux noms toujours poétiques qui le caractérisent (le Mad Ass – Le pub de l’âne…) bien loin de nos sempiternels « Café du centre » ou « Brasserie de la Gare »… Approchons nous un peu plus et pénétrons ensemble ce temple. Ce qui frappe au premier coup d’œil est la chaleureuse ambiance communicative qui y règne. Le pub en Irlande c’est comme un album de tintin c’est de 7 à 77 ans. Quels sont les autres indices qui nous laissent à penser que nous sommes bien dans un pub irlandais ? le barman sait tirer la GUINNESS, il y a autant de femmes que d’hommes, l’unité de mesure est la pinte, vous pouvez engager la conversation avec n’importe qui et à l’inverse n’importe qui fera de même avec vous, du jeudi au dimanche vous aurez le plaisir d’agrémenter la soirée par un concert qui se finira immanquablement par l’hymne irlandais repris par l’assistance, debout et main sur le cœur. N’ayez aucune crainte sur votre capacité à communiquer avec les locaux malgré votre maîtrise rudimentaire de la langue anglaise, l’absorption de plusieurs pintes et la légendaire et réelle sympathie des irlandais y remédieront à coup sûr et pour peu que le quinze de France ait mis une pile au quinze de la rose, ils vous pardonneront même une défaite irlandaise.

 

Irlande et religion :

L’Irlande est restée un pays très pratiquant et le nombre et la fréquentation des églises n’a rien à envier à ceux des pubs. Cette pratique religieuse n’empêche pas l’irlandais de croire encore aux forces mystérieuses de la nature dont les figures emblématiques sont le Leperchaun, un lutin farceur, et l’arbre à fée auquel les irlandais nouent de petits morceaux de tissu pour exaucer leurs vœux.

 

La météo irlandaise :

Tout le monde connaît le vieux dicton irlandais qui dit que si le temps ne vous plaît pas vous n’avez qu’à attendre ¼ d’heure. IL y a 14 noms pour désigner la pluie en Irlande mais je dois avouer que je suis souvent revenu avec de bons coups de soleil. Une chose est sûre : les quatre saisons existent bien en Irlande, elles se déroulent souvent dans la même journée. En gros par un petit matin ensoleillé et doux, ne fais pas le malin : prends ton bonnet et ton ciré

 

Les lacs et rivières :

Dans un pays qui vénère la bière et le whiskey, l’eau tient une place importante à se demander parfois si l’Irlande n’est pas un immense lac parsemé de quelques coins de terre. Des lacs et des rivières il y en partout mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont su garder en Irlande leur caractère sauvage, démesuré et inattendu. Du grand lough où il vaut mieux avoir le pied marin quand le vent d’ouest est de la partie à la petite rivière parsemée de nénuphars et de tourbières qui au détour d’un virage se perd dans une reculée bordée de roselières, le spectacle est partout. Des bernaches, des colverts, des faisans, des foulques, des visons, des moilies… ponctuent les pérégrinations nautiques (mieux vaut une barque que ses bottes pour découvrir pleinement l’eau irlandaise).  « Ne vous rendez jamais seul dans la lande en pleine nuit » entendait on dans le chien des Baskerville – Ne vous rendez jamais seul sur les bords d’une rivière irlandaise si vous voulez ne pas rejoindre les carcasses de vaches ou de moutons englués dans une tourbière ou surpris par une prairie flottante.

 

La pêche :

Je ne parlerai ici que du brochet mais le blanc, le saumon ou la truite mériteraient à eux seul le détour sur l’île. Que dire du pike en Irlande sinon que cela peut très bien être l’enfer ou le paradis. L’enfer pour celui qui se croit en pays conquis et débarque en Irlande avec ses certitudes et le phantasme encore bien ancré chez beaucoup de pêcheurs que le poisson y est abondant et suffisamment idiot pour compenser la médiocrité de sa pêche. Le paradis pour celui qui saura s’ouvrir à de nouvelles techniques et aura l’humilité d’accepter ce que la rivière voudra bien lui donner tantôt prodigue, parfois ingrate, mais toujours passionnante et mystérieuse. Les seuls pêcheurs qui font cartons sur cartons en Irlande sont ceux qui n’y ont jamais mis les pieds et je croise trop de pêcheurs, qui ont renoncé après leur premier voyage s’étant vus trop beaux et trop forts. Pour celui qui se donnera les moyens de son rêve, je lui prédis une grande histoire d’amour avec l’Irlande et ses brochets, combattants magnifiques et grands amateurs de chandelle. Un 20 livres qui explose à 1 mètre en surface, ça vous reste collé à la rétine quelques années ! Les irlandais ont su préserver sur leur territoire qualité de vie et qualité de pêche : ami viandard fais moi plaisir et passe ton chemin.

 

Emmanuel

 

vers page précédente

 

horizontal rule