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Les textes d'un historien seraient réellement nécessaires pour vous expliquer l'histoire tumultueuse de ce pays depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, cependant je vais tenter de faire pour le mieux afin de vous en résumer les grandes lignes dans ces quelques chapitres qui j'espère seront suffisamment proches de la réalité.

 

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La préhistoire (avant -500 avant JC) : Lors de l'âge de pierre, à peu près 7000 ans avant notre ère, les premières populations en provenance d'Ecosse arrivent dans le Nord-Est du pays et s'installent aux alentours du lough Neagh et de la rivière Bann pour y vivre de chasse et de pêche. Ensuite, environ 4000 ans avant J.C., une deuxième vague d'arrivant va commencer par défricher le pays couvert de taillis et forêts, pour y pratiquer l'agriculture ; les premières tombes mégalithiques apparaissent vers 3000 ans avant J.C.

                               

Vient ensuite l'âge de bronze vers 2000 avant J.C. et l'arrivée d'indos européens qui apportent chevaux, ustensiles et armes en bronze, qui seront perfectionnés vers 700 ans avant J.C. : ... chaudrons, armes avec des manches en bois, épées, bouclier, cors...

                                   

 

L'antiquité (-500 à 500) : Vers 400 ans avant notre ère, lors de l'âge de fer, les Celtes (Gaëls) arrivent par vagues successives jusqu'à l'époque du Christ, apportant un nouveau mode de vie : des forteresses sont construites afin de protéger le bétail et les populations qui sont dominées par des rois eux mêmes dominés par des supérieurs et un roi unique.

                               

Cette époque voit aussi la création de diverses autres catégories sociales telles les prêtres, les guerriers et les paysans, puis le développement d'armes en fer plus résistantes que les précédentes en bronze.

                                               

C'est également à cette époque, vers l'an 431, que sont établis les premiers contacts avec le Christianisme suite à l'invasion de l'Angleterre par les troupes romaines qui apportent des nouvelles idées et surtout des nouvelles technologies.

                               

 

Le moyen âge irlandais (500 à 1500) : Au cours du 1er siècle, un missionnaire britannique nommé Patrick évangélise le nord du pays et marque progressivement l'imagination des populations irlandaises qui vont finir par le vénérer et l'ériger au rang d'apôtre national ; vers le milieu du 7è siècle, une grande partie du pays est christianisée et l'on voit l'apparition de monastères.

A la fin du 8è siècle commencent les invasions des Vikings dans la région de Dublin, puis au 9è siècles ils installent des populations d'occupation tout au long des côtes Est et Sud, qui construiront les villes de Dublin, Waterford, Wexford, Cork et Limerick.

Vers le milieu du 10è siècle, les Vikings étendent leur domination sur une partie de l'Irlande en colonisant les grands territoires, puis en 1014 arrive la bataille de Clontarf où Brian Boru, l'Empereur des irlandais, met fin à l'invasion des Scandinaves.

                Brian BORU               

 

 

En 1066, arrivant de Grande Bretagne, Guillaume "Le Conquérant" et les Normands vont, grâce à leur supériorité militaire, rapidement vaincre les Gaëls et s'emparer des villes de la côte Est, et notamment de Dublin.

En 1171, Henri II et les Anglais arrivent à leur tour, obtiennent la soumission de Normands et de la majorité des rois gaëliques jusqu'en 1261, date de la bataille de Calann près de Kenmare où les troupes normandes seront considérablement affaiblies par une épidémie de peste.

Le 15è siècle voit le déclin de la domination normande, et les irlandais sont pris d'un nouveau sentiment national entretenu par le soutien des familles Géraldine et Butler (normandes et anglo-normandes), qui joueront un rôle essentiel dans la conduite du pays lors de la 2è partie de ce siècle.

 

L'annexion anglaise (1500 à 1921) : En l'an 1535, Henri VIII, roi d'Angleterre, dissout les ordres monastiques, et en 1541, après avoir réprimé une rébellion des grands seigneurs du pays, il se proclame chef de l'église d'Irlande...

Au mois d'août 1649, Cromwell, à la tête d'une armée de 12 000 hommes, dont 3 000 Côtes de Fer, débarque à Dublin et s'empare de la ville de Drogheda, massacrant la presque totalité de ses habitants, soit près de 3 000 personnes... Cette expédition punitive dure trois ans. Quelques 30 000 soldats Irlandais sont autorisés à s'exiler en France et en Espagne, tandis que des milliers de femmes et d'enfants (100 000 environ) sont déportés aux Antilles et en Virginie. On estime que sous Cromwell, la population est tombée de 1 466 000 à 616 000 habitants... Sur ce nombre, 504 000 sont Irlandais et 112 000 sont des colons anglais et écossais.
Le roi catholique Jacques II (1685-1688), dont les efforts pour restaurer le catholicisme en Angleterre se heurte à une forte opposition, et se bat en Irlande du Nord pour essayer de rétablir son autorité. Sur les rives de la rivière Boyne en 1690, Jacques II est définitivement battu par le protestant Guillaume III d'Orange qui gouverne l'Angleterre depuis 1689.
 

Avec cette défaite commence, au 18è siècle, pour les Irlandais une époque d'oppression politique et religieuse particulièrement dure. Les lois pénales, qui discriminent les catholiques, sont promulguées. Beaucoup d'Irlandais émigrent vers les États-Unis d'Amérique. La pauvreté de la population locale tranche avec l'opulence des Anglo-irlandais, qui possèdent des biens importants et de splendides maisons...

 

            La grande famine           

La conquête militaire entamée par Henri VIII d’Angleterre a eu pour effet de détruire toute autorité celtique et de favoriser l’expropriation de toutes les terres cultivables pour les donner aux Anglais; toute la richesse s’est alors retrouvée entre les mains des anglophones ainsi que tout le développement économique et social. La langue de l’école est alors devenue l’anglais, l’irlandais une langue interdite. Pourtant, dans la vie quotidienne, la langue irlandaise restait la seule langue utilisée en Irlande...

Après avoir été complètement dominée et exploitée par l'Angleterre, l'Irlande n’obtint son autonomie législative qu’en 1782-1783 en tant que «nation protestante» libre avec ses deux parlements, l'un à Dublin, l'autre à Belfast. La Loi déclaratoire de 1719, selon laquelle les lois adoptées à Londres s'appliquaient en Irlande, fut révoquée par Londres. Plusieurs lois anglaises empêchèrent les catholiques de participer aux affaires économiques ou politiques. Les Irlandais catholiques dominés par un parlement protestant se révoltèrent contre l'Angleterre.

En 1800, le parlement de Westminster vota la Loi d'Union avec l'Irlande qui forma, dès lors, un Royaume-Uni avec la Grande-Bretagne. Le progrès de l’anglicisation a été tel que, déjà au milieu du 19è siècle, plus de 80 % des Irlandais ne parlaient plus qu’anglais, 12 % étaient devenus bilingues et 8 % ne parlaient encore que l’irlandais. Il faut dire que les Anglais avaient pratiqué un génocide assez réussi: famines, massacres, esclavage, déportations, etc. sur la population irlandaise. Les survivants des massacres et des famines qui n’ont pas émigré ont dû s’assimiler pour pouvoir survivre. Tout au cours du 19è siècle, les mouvements indépendantistes irlandais s'intensifièrent et se durcirent. Tandis que les locuteurs de l’irlandais étaient massivement assimilés, un mouvement en faveur de la préservation de l'irlandais est apparu, l'organisation la plus influente étant la Gaelic League (Ligue gaélique) créée en 1893. Les partisans de la ligue prônèrent le retour de l’irlandais dans la vie sociale, au lieu de simplement tenter de la préserver. L’importance de ce mouvement de restauration linguistique fut considérable dans la mesure où il fut ensuite intégré dans le combat pour l'indépendance politique.

Mais la guerre anglo-irlandaise se poursuivit de 1917 à 1922. Le gouvernement provisoire créé en Irlande institua un ministère de la Langue nationale et mit au point une stratégie dans le but de renverser le processus d’assimilation à l'anglais. Il a restauré l'irlandais en tant que langue nationale.

 

L'Etat libre d'Irlande (1921 à 1949) : En 1922, Londres décida par le Home Rule de constituer deux parlements «religieux» en Irlande: l'un, à majorité anglo-protestante, dans la province de l'Ulster (capitale: Belfast), l'autre, à majorité anglo-catholique, dans le reste de l'Irlande (capitale: Dublin). Les deux Irlande, celle du Nord et celle du Sud, durent prêter serment d'allégeance à la couronne d'Angleterre, car elles faisaient toujours partie du Royaume-Uni. Autrement dit, le traité anglo-irlandais avait concédé un statut d'«États libres» à 26 des 32 comtés de l'Irlande, soit tout le Sud catholique. Les six autres comtés, situés en Irlande du Nord et dont les citoyens étaient protestants, restèrent au sein du Royaume-Uni.

                                               

 

La partition de l'île

 

 

La République d'Irlande (1949 à nos jours) : En 1937, l'Irlande catholique du Sud proclama unilatéralement son indépendance et prit le nom officiel de République d'Irlande; les deux langues officielles furent alors l'irlandais et l'anglais. La Loi de la république d'Irlande (Republic of Ireland Act) de 1948 supprima définitivement tout lien constitutionnel avec le Royaume-Uni, mais l'Irlande du Nord, majoritairement de religion protestante, continua d'être rattachée au Royaume-Uni. La capitale de la République d'Irlande est Dublin.

Au moment de la déclaration de l’indépendance, seulement 2 % des Irlandais parlaient encore l’irlandais tout en étant bilingues, 98 % des autres ne parlaient plus qu’anglais. Depuis lors, le gouvernement a élaboré diverses mesures pour valoriser la langue irlandaise, mais les résultats attendus se font encore attendre. Aujourd’hui, l’irlandais est l’une des langues mineures de l’Europe, peut-être en voie d’extinction.

         Michael COLLINS & Eamon DE VALERA   

Source :  www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/irlande.htm  

 

 

 

L'Irlande du Nord (Northern Ireland) est l'une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Elle se compose de six des neuf comtés de la province irlandaise d'Ulster, au nord-est de l'île d'Irlande. Elle couvre 14 139 km², soit environ un sixième de l'île entière et 5 % du Royaume-Uni. Elle a une population de 1 685 000 d'après le recensement du Royaume-Uni de 2001. Cela représente entre un quart et un tiers de la population de l'île et 3 % de celle du Royaume-Uni. La capitale, et en même temps la plus grande ville, est Belfast.

L'Irlande du Nord a été créée en 1921 par le Parlement britannique en application du Government of Ireland Act. Le 3 mai 1921, il s'agissait de l'une des deux nouvelles régions britanniques - l'Irlande du Nord et l'Irlande du Sud (Southern Ireland). Le 6 décembre 1922, l'Irlande du Nord est devenue une région du nouvel État irlandais, l'État libre d'Irlande (Irish Free State). Cependant, le parlement de l'Irlande du Nord a décidé de quitter le nouvel Etat le jour suivant la création du nouvel État.

Après une guerre d'indépendance débutée en 1912 entre l’Armée républicaine irlandaise et le gouvernement britannique et des émeutes unionistes (notamment Pâques sanglantes) dans le nord, Londres accepta de négocier avec l'IRA (notamment Michael Collins). Londres proposa un traité aux Irlandais :

- Les unionistes, majoritaires des six comtés du nord, auraient leur parlement et leurs ministères mais resteraient dans le Royaume-Uni. C'est ainsi que naquit l’Irlande du Nord.

- Les nationalistes majoritaires du sud auraient un État libre, appartenant au Commonwealth, avec parlements et ministères en échange d'un serment d'allégeance à la couronne britannique. Ce nouvel État comprendrait 26 comtés (les comtés de la République actuelle). Le désaccord sur ces conditions fut à l'origine de la guerre civile qui débuta en 1921. L'île fut ainsi divisée en deux entités.

Le conflit nord irlandais : Un conflit a opposé les deux communautés du territoire de la fin des années 1960 jusqu'à la fin des années 1990. D'un côté, les minoritaires nationalistes, presque tous catholiques, motivés par un désir d'égalité des droits et d'union avec la République d'Irlande opposés aux majoritaires unionistes, presque tous protestants descendants des colons installés au 17e siècle, partisans du statu quo. Des troubles publics à la fin des années 1960 se sont mués à l'orée des années 1970 en une campagne militaire contre l'état britannique en Irlande du Nord. L'actrice principale était l'IRA qui a lutté contre le RUC, l'ex-force de police en Irlande du Nord. Mais, dans cette guerre sont aussi intervenus des paramilitaires unionistes, l'armée britannique et d'autres paramilitaires nationalistes. En 1998 un accord était conclu entre les principaux partis politiques et en 2007 une assemblée s'est tenue. Elle a eu l'appui de tous les partis majeurs de l'état. Le conflit a laissé une trace psychologique très profonde dans la vie culturelle et politique en Irlande du Nord. Les divisions entre les deux communautés sont encore très présentes.

Source :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Irlande_du_Nord

 

Ci-dessous deux personnages politique emblématiques en Irlande du Nord :

 

 

Le Révérend Ian Richard Kyle Paisley, né le 6 avril 1926, était un homme politique et un homme d'église britannique, très actif en Irlande du Nord. Dans les années soixante-dix il fonde le Parti unioniste démocrate (DUP) dont il devient le leader incontesté et qu'il fait devenir le principal parti nord irlandais, violemment opposé à tout accord avec les catholiques et à la mise en œuvre de l'accord du Vendredi Saint. Après la victoire du DUP et du Sinn Féin aux élections de l'Assemblée d'Irlande du nord en 2006, il accepte sous la pression britannique de rencontrer le chef du parti nationaliste, Gerry Adams et négocie le 26 mars 2007 la formation d'un gouvernement d'union avec ses anciens ennemis mortels. Selon les termes de l'accord, le 8 mai, il a été nommé Premier Ministre d'Irlande du Nord, son vice-premier ministre étant le Sinn Féiner Martin McGuinness. Le 4 avril, il avait rencontré le Premier Ministre de l'Irlande, Bertie Ahern et discuté des futures relations entre leurs gouvernements respectifs. Ian Paisley, décède le 12 septembre 2014.

Gerry Adams, né le 6 octobre 1948 à Belfast, est un dirigeant politique catholique nord-irlandais et représentant de Belfast Ouest au parlement britannique. À la tête du parti politique catholique républicain nord irlandais Sinn Féin, considéré comme la vitrine politique de l'IRA provisoire, il milite contre la souveraineté britannique en Ulster. Il est né à Belfast dans une famille républicaine. Il s'est marié avec une femme également d'une famille républicaine. Le Sinn Féin et Adams considèrent la souveraineté britannique sur l'Irlande du Nord comme une occupation. Gerry Adams a proposé de mettre fin à la violence entre para militaires catholiques, protestants et britanniques afin de mettre en place une Irlande du Nord pacifique et démocratique. Le soutien de l'IRA à ses propositions a toujours été ambigu, probablement du fait des luttes internes à l'Armée républicaine. En 1998, il négocie l'Accord du Vendredi Saint, mettant fin aux violences en Ulster au nom du Sinn Féin.

 

Vers une réunification ? 

Sait-on jamais... tout comme ça a été le cas en Allemagne... en tous cas je le souhaite pour tout le peuple irlandais (toutes religions et opinions politiques confondues)... de plus,  pour nous autres touristes, il serait bien plus pratique et plus agréable d'avoir une monnaie unique qui nous éviterait bien des casses tête !

 

Pour l'instant, il y a bien une chose que les deux pays ont en commun et qui ne pose aucun problème :

la GUINNESS    

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